Cette question, toutes les futures mamans y sont confrontées à un moment ou un autre. Certaines ne savent pas jusqu’à l’accouchement, d’autres se décident lors de la grossesse et d’autres savent avant même d’être enceinte.

Ce qui m’a décidé :

Depuis toujours j’ai aimé l’image de la mère qui donne le sein à son bébé, j’ai pas eu vraiment à me poser des tonnes de question car c’est quelque chose que j’ai toujours voulu, je trouve ça magique de pouvoir nourrir bébé avec son propre lait. Donc j’ai choisi l’allaitement mais pas sans appréhension car j’avais pas grand monde avec qui en parler… J’ai entendu tellement de mamans me dirent que c’est très difficile, que ça fait mal, que c’est fatiguant, ça ne m’a pas découragé. J’avais qu’une peur pour être honnête c’est d’abandonner à cause des crevasses et donc de la douleur et de ne pas savoir faire. Je me suis dis que j’allais essayer et si c’est trop dur je laisserai tomber.

De plus, pour notre petite princesse l’allaitement est vraiment plus adaptée car elle a de forts risques d’allergies alimentaires, le lait maternelle lui permet d’installer un microbiote intestinale plus stable qui lui permettra peut-être de ne pas être allergique ou du moins peut atténuer ses probables futures allergies. J’ai choisi de me battre pour lui donner la chance de ne pas être allergique.

Après plusieurs lectures sur le sujet de l’allaitement, je me suis rendue compte de tous les bienfaits sur le bébé mais aussi pour la maman. On parle le plus souvent des bienfaits pour bébé mais pas pour la maman. Sachez chères maman qu’allaiter vous rétablit plus vite de l’accouchement. Je vous invite à lire et vous documenter sur le sujet si vous hésitez encore.

Mon allaitement, mon histoire…

J’ai donc essayé, les premiers jours à la maternité auraient dû me dégoûter et me donner envie d’abandonner tellement que cela s’est mal passé. Déjà, comme j’ai subit une césarienne et que je n’avais pas eu Léonie contre moi, ne pas avoir fait le premier peau à peau, ne pas pouvoir lui faire la tétée d’accueil dans les premiers instants j’avais juste l’impression d’avoir tous raté (mon projet d’accouchement, mon allaitement mais aussi juste que je ne me sentais absolument pas sa maman…). De retour dans ma chambre, on m’amène Léonie et de suite je demande à la mettre au sein et là bien évidement c’est pas inné et donc je n’arrive pas à la mettre au sein et même l’auxiliaire de puériculture a du mal car, lorsque Léonie est contre moi elle se met de suite à hurler. Là encore gros sentiment d’échec et que je suis nulle. J’appelle constamment de l’aide pour la connecter à mon sein, je me fais un peu « fâcher » car je n’ai pas prévu de bout de sein et qu’il m’en fallait (oui il y a des femmes peu délicates qui pensent que tu dois savoir tous ça avant d’y être passée). Elle m’en prête et là c’est déjà plus facile. Le lendemain j’ai un sein très très dur, tellement que Léonie ne peut absolument pas se connecter. Là encore je me fait « fâcher » car il faut mettre le bébé aux 2 seins. Ce que je faisais mais Léonie préférait le sein droit. Un infirmière arrive car mon sein gauche ne coule pas du tout et est extrêmement dur et je remarque un hématome sur le dessus du sein. On m’explique que j’ai ma montée de lait e que j’ai un sein engorgé et qu’il faut que je le masse… Que je masse mon sein ?! Ok, je fais ce que je peux, on me dit applique du chaud sous la touche, je le fais et rien ne change. Je rappelle, et là on me montre le massage, je me laisse complètement faire, et là miracle mon sein coule ! Ni une ni Deux on met Léonie et là je me sens soulagé mais elle ne tète pas assez longtemps pour me soulager à fond. Léonie ne fait que pleurer, s’énerve dès que je la met au sein. On me répète sans arrêt que c’est normal mais c’est pas ce que j’ai envie d’entendre. J’en peux clairement plus de l’entendre hurler et de ne rien pouvoir faire pour qu’elle se calme et que je puisse enfin lâcher la pression. Rajouter à ça les allés et venues dans la chambre, je ne dors pas ou presque pas, mais je ne renonce pas. Arrivée à la maison, je demande direct à mon chéri d’aller me chercher un tire lait que je vide ce sein qui ne fait que s’engorger… Le tirage manuel est un coup de main à prendre que je n’ai vraiment pas pris dès le début. Tu as tellement à apprendre en peu de temps, reconnaître les pleures de bébé, comment mettre bébé au sein, apprendre en même temps que bébé à se connecter, les signes de ton corps quand vient les engorgements… Les pleures…. les pleures… les pleures… les tiens, les siens… joie, bonheur… (ironie) je n’étais clairement pas dans les bonnes conditions pour vivre tous ça après le traumatisme de la césarienne. Mais si je renonce à l’allaitement c’est encore un échec donc on continue. La sage-femme qui m’a fait les cours de préparation à l’accouchement passe à la maison pour voir si l’allaitement se passe bien et que Léonie prend bien du poids, et c’est ce qui se passe, donc on se détend, mais la pression est toujours quand même là. Je dors peu comme toutes les jeunes mamans, on me dit de dormir en même temps que ma fille mais elle ne dort que très peu (3h dans la journée). Je suis tellement fatiguée et un bébé ultra glouton que j’ai peur sans arrêt de ne plus avoir de lait pour ma fille. Cet allaitement était une source de stress il faut se l’avouer, je me suis mise la pression… la famille étant loin, on a géré ça seul et c’était vraiment pas facile… Mais je peux dire que ma victoire c’est d’avoir tenu 1 mois exclusif et 1 mois mixte. J’ai mal vécu le fait de ne plus avoir de lait et de ne plus pouvoir la mettre au sein. Et pourtant… je n’éprouvais pas de « plaisir » à la mettre au sein et pourtant depuis que c’est fini ça me manque tellement ! Si il y a un prochain bébé, je peux vous dire que je serais plus détendu et je sais ce que je ferai et ce que ne referai pas.

Ce que je ferai :

  • Me faire confiance
  • Demander plus d’aide
  • Me détendre
  • Dormir, dormir et dormir sans culpabiliser
  • Etre calme et accepter
  • Acheter un tire-lait double adapté à mes seins
  • Faire du peau à peau quand j’en ai envie
  • Porter mon enfant dans une écharpe de portage si mon bébé a besoin de sa maman

Ce que je ne ferai pas :

  • Utiliser les bouts de seins ou limiter (même si honnêtement je sais pas si c’est possible tellement mes tétons sont tous petits)
  • Ecouter les autres
  • Acheter une boite de lait
  • Vouloir être parfaite