Congé mat’ et parentale se termine, la reprise du travail est imminent, je dois laisser Léonie a des inconnues. Voilà comment j’ai vécu tous ça.

J’ai repris le travail le surlendemain des 3 mois de Léonie… La veille de la reprise a été très difficile pour moi, c’est vraiment là que j’ai réalisé que j’allais laissé ma fille et que cette fusion allait prendre fin. J’avais l’impression de l’abandonner et que j’allais plus la revoir. C’était assez pénible et difficile à imaginer, ça me rendait vraiment très triste et presque inconsolable.

Ma mère est venue 15j s’occuper de mon lardon car la crèche ne commençait que 3 semaines après ma reprise et que je voulais m’occuper de l’adaptation à la crèche. Je sais pas si c’est le fait que ma mère s’occupe de mon bébé plutôt que de la mettre directement à la crèche, mais j’étais ravie (une fois sur mon lieu de travail) de retrouver ma vie d’avant (ma vie de Céline et plus de maman Céline). Tout d’un coup la vie me semble beaucoup plus légère !! Mon cerveau n’a plus besoin de penser à anticiper chaque besoins de ma fille, pas besoin d’être en alerte non-stop. Punaise qu’est-ce que ça fait du bien !

En revanche, à la fin de la journée, c’est le sprint pour rentrer retrouver mon bébé d’amour pour pouvoir passer un maximum de temps avec avant le coucher… J’ai vraiment l’impression de passer peu de temps avec elle et de ne pas en profiter, ça c’est le côté moins sympathique de la reprise. En plus, pour elle ce sont les moments les plus chronométrés car elle est crevée de sa journée… Pas le temps de trop jouer ni de faire trop de câlins car il faut faire le biberon, le bain et le coucher. Tout s’enchaîne super vite, pas vraiment le temps de profiter, c’est assez frustrant et de nouveau la culpabilité repointe son nez avec un sentiment d’abandon…

L’adaptation à la crèche…

Pour notre part, nous avons choisie une adaptation dite « courte » c’est-à-dire sur une semaine. Comment ça s’est passé ? Le premier jour, nous sommes allés avec Léonie à la crèche pendant 1h, le temps de discuter de notre contrat, de comment ça se passe concrètement là-bas, des habitudes de notre puce pour le repas et pour le sommeil, quels sont ses signes de fatigues… mais aussi nous avons discuté et établit le programme d’adaptation pour le reste de la semaine.

Le jour 2, Léonie est restée seule 1h à la crèche.

Le jour 3, elle est resté 3h, c’était prévu 2h mais après son bibi elle était fatiguée donc avec mon accord le matin même, on a tenté la sieste ! Une fois réveillée, on m’a appelé pour venir chercher mon petit lardon.

Jour 4, elle est restée 3h également pour le biberon et la sieste. Jour 5, petite journée complète de 9h à 16h.

Mon ressentie sur cette semaine, très contente que ma fille se sociabilise avec des nouvelles personnes et surtout puisse jouer avec des enfants de son âge et un peu plus vieux. Le fait que ça se soit super bien passé (ce que je ne doutais pas un instant car notre bébé est hyper facile). Un peu de peine quand même car j’ai réalisé que je n’allais plus être H-24 avec elle.